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lundi 15 janvier 2018 19:30
APERO TANGO
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STYLES DE DANSE

Il existe trois grandes classes de danse dans le bal tango « tipica » (typique) : le TANGO, la VALS (valse argentine) et la MILONGA. Dans ces danses on distingue plusieurs styles : milonguero, canyengue , de salon .

MILONGA

La milonga est la danse aînée du tango argentin. C'est une danse folkloriqe d'essence populaire et paysanne, initiée par les payadores - troubadours de la pampa, les créoles et les noirs présents en Amérique Latine au 19ème siècle. Instrumentale (flûte, mandoline,, guitare à 3 cordes, petits tambours) et chantée, elle évolue naturellement vers le tango en se mêlant à la habanera cubaine, au fado, au candombe et aux diverse danses et contredanses importées par les immigrants italiens, espagnols, français ou d'Europe centrale : tango andalou, flamenco, valse, polka, mazurka . La milonga est une danse gaie et enjouée. Son rythme est rapide, saccadé, sans les pauses et les ralentis du tango. La variante dite « traspié » intègre des petits pas et contretemps qui nécessitent un bon sens du rythme et une aisance dans le jeu de jambes.

TANGO

Le tango proprement dit, commence à poindre et à prendre la relève de la milonga, dans les faubourgs de Buenos Aires et de Montevideo, vers le fin du 19ème siècle. Les premières figures complexes et sensuelles que l'on connaît sont développées au début sur les trottoirs des faubourgs par les « compadritos », petites gouapes de l'immigration espagnole et italienne, célibataires et bagarreuses qui copient par dérision les styles de marche et de danse des noirs et des campagnards de la pampa. Ils transforment petit à petit leurs railleries ainsi que leurs propres duels ou attitudes de petits caïds de banlieue en chorégraphies et vont ensuite s'amuser en appliquant leurs viriles et lascives figures avec les prostituées des bordels de Buenos Aires. C'est alors une danse de voyous et de putes : démarche canaille, attitude rusée et macho, enlacement passionné, figure suggestive, mais elle commence à être accompagnée de chansons aux thèmes souvent plus nostalgiques et désespérés qui, outre le sexe et l'amour, parlent de trahison, d'exil et de mort. Les orchestres éliminent les flûtes et les mandolines pour les remplacer par le piano, le violon et plus tardivement le bandonéon. Le rythme à deux temps devient plus lent et les pas glissés au sol. Progressivement et surtout après le passage à Paris au début du 20ème siècle, le tango danse devient socialement plus acceptable et les figures tout en gardant leur complexité et leur sensualité, deviennent moins provocantes et plus élégantes.

VALS

La valse argentine (vals) est apparue assez tard, à une période « romantique » des années 30, alors que le tango était déjà une danse de salon correcte et sentimentale. Les styles de valse européenne (viennoise, folklorique, ancien musette), déjà sensiblement présents, prennent alors plus de poids dans la musique et la danse du tango pour donner ces tangos fluides sur un rythme à trois temps.

CANYENGUE

Le style Canyengue ou sa variante « orillero » est un des plus anciens tangos. Il est dérivé des danses africaines, celle de la « canaille » noire et créole. Il ressemble à la milonga pour sa gaieté, mais, en beaucoup plus lourd, lent et lascif. Les mouvements se sont créés de la manière un peu étrange de marcher des « campagnards » dans les rues pavées de Buenos Aires. Ils n'étaient pas habitués aux chaussures de cuir dur, spécialement les demi-bottes avec talons de 2cm (le « taquito militar ») qui leur faisait osciller les hanches d'une façon particulière. Il se danse très rapproché et les genoux pliés, comme fatigué, ce qui le rend amusant. La musique était jouée avec des instruments comme le tuba et la flûte. Sa chorégraphie est assez complexe et technique.

SALON

Le style salon est apparu au début des années 30, le tango est alors raffiné, sentimentalisé, il a complètement perdu sa réputation de danse de maison de tolérance pour investir les bals et cabarets de la bonne société ; d'où son nom «de salon» en espagnol. Il se danse enlacé proche mais le corps droit, avec une légère ouverture entre partenaires et un certain nombre de figures limitées. C'est une sorte de style classique, propre, correct et bien élevé pour le bal.

MILONGUERO

Le style milonguero est né dans les années 40 - 50. Il se danse de façon plus enlacée et proche, chacun des partenaires posant son poids et son torse sur celui de l'autre, en formant une sorte de pyramide (mais pas trop accentuée). C'est un style pour le couple et pour le bal car il ne comporte presque aucune figure de démonstration qui puisse gêner les autres danseurs mais implique une intériorisation, une écoute très attentive de son (sa) partenaire et une grande finesse de guidage et de communication sensible. Délibérément non spectaculaire et non chorégraphique, il procure un échange de sensations et d'émotions intérieures intenses. Beaucoup de débutants ne connaissent pas ce style et l'appliquent à tous les couples qui dansent rapproché. C'est faux, le style milonguero est en fait peu pratiqué en France . Beaucoup de danseurs dansent rapproché, mais droits, avec une légère ouverture vers l'épaule gauche (droite de la cavalière) et le dos en contre poids arrière, ce qui permet de réaliser des figures sans occuper beaucoup d'espace. Le style milonguero, au contraire, oblige les deux partenaires à mettre légèrement leur poids l'un sur l'autre en avant et empêche ainsi de réaliser des figures qui demandent un peu d'ouverture dans le couple et une certaine dynamique.

(NOTA : le terme « milonguero » désigne également un danseur de tango. Le milonguero est une sorte d'autodidacte du tango qui fréquente en habitué les milongas et a longuement appris à danser et à créer son style personnel. Amateur de femmes, mais dragueur respectueux, c'est surtout un très bon connaisseur de la culture tango. Dans le même registre de définitions, il ne faut pas confondre « milonguero » et « tanguero ». Le tanguero est un amateur de tango, notamment de la musique et des chansons mais pas forcément un danseur. Il fréquente la communauté tango sans beaucoup danser, alors que le milonguero danse beaucoup.)

FANTASÌA

Le style fantaisie est a l'opposé : ganchos, boléos, sacadas, barridas, portés . large ouverture des bras (style dit « ouvert »), exploitation maximum du jeu sur les centres de gravité et les contrepoids, improvisations et toutes figures possibles sont ici les bienvenues. C'est un tango de scène, de jeu, un spectacle pour le public. En raison des figures ouvertes et de l'espace nécessaire, on ne peut pas le danser en bal. Les mauvais danseurs sans gêne qui se croient « avancés » et qui pratiquent sans cesse et en tous lieux ce style sont surnommés les « chamallows » par les danseurs de bal. Il nécessite beaucoup d'énergie, de dynamisme, de maîtrise technique, de souplesse et de coordination entre partenaires. Il est riche et passionnant à danser si l'on a assez de place.